Épisode  3  -  Une soirée animée

          — « Ne t’inquiète donc pas pour tout ça, tu ne pouvais pas le savoir » continua Gorto en revenant à table avec une cruche d’eau pleine à ras bord dans une main et le plat de Malika dans l’autre.

          L’aubergiste semblait de plus en plus mal à l’aise à mesure qu’elle persistait à lui demander pardon.

          — « Mais je ne voulais pas vous manquer de respect ! » répondit-elle, presque implorante. « Vous me rendez un service et je parviens à être impolie avec vous... »

          — « Mais non, je t’assure, ce n’est pas grave... »

          Le pelage de Malika reprit peu à peu sa forme naturelle à mesure qu’elle admettait que cette maladresse n’avait été due qu’à son ignorance. Tandis que Gorto remplissait à nouveau le verre de sa cliente, il ne put s’empêcher de constater que le regard de la petite umi changeait du tout au tout en voyant la cruche se vider. Ses yeux semblaient bruler d’un désir bien plus intense pour l’eau que pour son plat. On aurait dit une prédatrice entièrement focalisée sur sa proie.

          — « Bon, que je t’expl... »

          À nouveau, il eut à peine commencé sa phrase que Malika s’était ruée sur le récipient et en avait vidé le contenu d’un trait, sans respirer. Elle souffla de plaisir et tendit le verre à Gorto en le tenant avidement entre ses deux petites mains.

          — « Encore un s’il vous plait ! »

          — « Je crois que je vais aller chercher une deuxième cruche ! » rit-il bruyamment après avoir rempli son verre pour la troisième fois.

          Il retourna quelques instants derrière son bar et revint en souriant sous sa grosse moustache, une deuxième cruche remplie à ras bord dans sa main. Malika, elle, avait déjà achevé le contenu de la première et se léchait les babines à la vue de la seconde tout en mangeant ses pattes de formirions.

          — « Bon, que je t’explique. Tu vois cette fille là-bas ? »

          Gorto désigna du menton la serveuse qui s’occupait des clients pendant qu’ils parlaient. C’était une très jeune et jolie carneline, d’à peine plus de quatorze cycles, au pelage crème et à la longue queue touffue. Mais lorsque Malika l’observa plus attentivement, elle constata qu’elle avait l’air comme éteinte et que ses yeux restaient fixés dans le vague malgré l’animation qui l’entourait. Elle faillit même renverser le contenu de son plateau sur un client à cause de cela.

          — « C’est ma fille, Nayle » expliqua Gorto.

          — « Ah bon ? Mais elle ne vous ressemble pas du tout ! »

          — « C’est parce que c’est ma fille adoptive, andouille » grogna Gorto, un peu vexé du ton désinvolte qu’avait employé Malika. « Qu’importe, je l’aime plus que tout. Le problème c’est que des gens... mal intentionnés veulent me la prendre à cause... d’une histoire stupide. Ils vont venir ce soir et je n’ose pas imaginer ce qu’il se passera si personne ne fait rien ! »

          Il bégayait, hésitait sur le choix de ses mots comme s’il avait peur de les prononcer. Le vieux barman semblait complètement désemparé à l’idée même qu’un seul des poils de sa fille soit touché.

          — « Mais c’est terrible ! Comment des gens peuvent vouloir faire quelque chose d’aussi affreux à une famille ? » s’exclama Malika, horrifiée. « Vous avez bien fait de m’en parler. Même si vous n’aviez pas connu un maitre-verrier, j’aurais quand même fait tout ce que je peux pour vous aider ! »

          Devant tant de si pure sincérité, les yeux de Gorto s’emplirent alors de grosses larmes. Et bien qu’il n’osa pas pleurer ni s’exprimer trop fort en public, il ne put s’empêcher d’attraper Malika entre ses deux énormes bras pour la serrer puissamment contre lui.

          — « Merci, merci ! Je ne sais pas quoi dire, c’est tellement généreux de ta part ! Tu seras toujours la bienvenue ici, je te le promets ! » dit-il plein de joie.

          C’est alors qu’il constata que la petite umi gesticulait et gémissait dans tous les sens et aussi fort que possible pour parvenir à se libérer de l’étouffante étreinte du barman. Gorto la lâcha alors sans attendre et lui laissa reprendre son souffle en s’excusant platement.

          — « La prochaine fois... prévenez-moi... avant de... faire ça... s’il vous plait ! » haleta-t-elle. « Qu’est-ce que... vous disiez ? »

          — « Merci beaucoup... Tu es vraiment très généreuse » répéta le barman avec émotion.

          — « C’est normal non ? Dans mon village, nous vous aurions tous aidé ! » continua Malika en souriant tendrement. « Vous ne vous entraidez pas sur l’Axode ? »

          — « Euh non, pas vraiment. Ici, les gens comme toi sont rares. »

          — « C’est idiot de ne pas vouloir aider les autres ! Vous êtes décidément tous très bizarres ! »

          Le barman eut alors un mauvais pressentiment et jeta un regard inquiet à Nayle qui semblait avoir un problème avec un client carnelin ivre et agressif, vêtu d’une épaisse armure de mailles et armé d’une longue épée. Sur son brassard était gravé le symbole des Égides de l’Axode, un large bouclier par-dessus une balance.

          — « Allez Nayle chérie, depuis le temps qu’on se connait, on est quasiment intimes maintenant non ? » tenta le client en trébuchant sur les mots. « Ça te dit pas de passer la nuit avec moi ? Je suis un grand capitaine maintenant. Ça devrait t’exciter ça, pas vrai les gars ? »

          Les compagnons du capitaine, deux grands avesers dodus, rirent grassement en chœur en voyant leur ami essayer de soulever la jupe de la jeune fille. Malika voulut se précipiter pour l’aider, mais Gorto l’en empêcha.

          — « C’est un gardien de l’ordre... » dit-il en déglutissant. « Mieux vaut attendre avant d’agir. »

          — « Laisse-moi tranquille, je t’ai déjà dit non Olf ! » peina Nayle, qui essayait autant que possible d’échapper aux mains baladeuses du client qui s’impatientait.

          — « N’aie pas peur chérie, je suis pas un malade » dit-il d’un ton mielleux. « Je veux juste savoir à quoi ressembleraient nos bébés, c’est tout. »

          Son regard se fixa sur la poitrine de Nayle avec l’insistance d’un prédateur. Lorsqu’Olf tenta d’approcher ses mains du chemisier de la jeune fille, un claquement violent retentit en un instant dans la salle. Toute la clientèle se retourna pour observer la scène, les yeux ronds de stupeur. Gorto était maintenant debout, figé sur place par le choc de ce qu’il venait de voir. Nayle avait giflé Olf de toutes ses forces et le capitaine gisait maintenant au sol, hébété et massant sa joue endolorie. Les yeux pleins de larmes de la jeune fille brulaient d’une lueur de rage tandis que son agresseur restait bêtement là sans bouger, l’air hagard.

          — « Je t’ai déjà dit non cent fois, qu’est-ce que tu ne comprends pas là-dedans ?! Non, c’est non ! » tempêta Nayle de toute sa colère. « Les Égides sont censés faire régner l’ordre alors pourquoi tu ne peux pas le faire ici toi ?! »

          Le regard d’Olf devint sans crier gare celui d’une bête sauvage. Il se releva et, accompagné par ses deux acolytes, s’approcha de Nayle d’un air rageur. La jeune fille terrifiée percuta une chaise en reculant et Gorto se précipita pour intervenir en s’interposant entre le capitaine et sa proie.

          — « Arrêtez s’il vous plait, ce n’est pas la peine de s’énerver d’accord ? » bégaya-t-il aussi courageusement que possible.

          — « Elle veut que je fasse régner l’ordre ? OK, je vais le faire » gronda Olf, ses yeux rouges focalisés sur le corps recroquevillé de terreur de Nayle. « Agression contre un agent des Égides, ça mérite une kakchi de correction à l’ancienne ça ! »

          — « Non, je vous en prie, je vous jure qu’elle s’excuse ! » supplia Gorto.

          — « Toi le  pragus, si tu ne dégages pas direct de mon chemin, je te jure que je passerai fouiller ton rade merdique deux fois par jour jusqu’à ce que tu pourrisses en taule t’as pigé ?! » aboya le capitaine.

          Gorto fut brutalement mis à l’écart, impuissant. Malika se leva alors pour intervenir, mais un carnelin au pelage jaune sable et aux imposantes oreilles prit les devants et se posta devant Olf. À peine plus grand que Malika, il portait des vêtements amples aux couleurs ternes sous un large poncho gris et sale. Aucune arme ne pendait à sa ceinture ou à un quelconque fourreau.

          — « Ça suffit maintenant » grogna-t-il en fixant le capitaine droit dans les yeux.

          — « Qu’est-ce qu’il me veut le tas de merde ? » cracha Olf en observant son opposant.

          — « Tout le monde a bien compris que t’étais un sale con arrogant qui adore faire croire qu’il en a une plus grosse que les autres. Alors maintenant, tu vas te calmer ou c’est moi qui vais te calmer. »

          — « Mais c’est qu’il a des couilles, le tas de merde en fait ! Et en plus, il a vraiment l’air de croire qu’il va imposer sa loi » vomit-il au visage du carnelin. « Tu sais quoi ? Je vais être bon prince, je te laisse dix secondes pour dégager ou bien je me fais un manteau avec ta fourrure. T’as compris tas de merde ? »

          — « Dans dix secondes, tu boufferas le plancher sans l’aide de tes dents, connard » gronda-t-il en montrant les crocs. « Dix... neuf... »

          — « Je vous en prie, ne vous battez pas s’il vous plait ! » tenta Gorto, complètement désemparé.

          — « Toi tu la fermes et tu t’écartes ! » aboya le carnelin sans même regarder l’aubergiste. « Huit... sept... »

          — « Regardez les gars, il se prend pour un vrai prédateur ! Bouhou, j’ai trop peur, maman ! » ricana Olf sous les rires gras de ses amis.

          — « Six... cinq... »

          — « Tout ce faux courage que tu affiches ne t’empêchera pas de te pisser dessus au moment venu, sale cabot. »

          — « Quatre... trois... » continua le carnelin en serrant les crocs et les poings.

          — « La vérité, c’est que tu n’es qu’un... »

          — « Deux... »

          — « Vaurien »

          Olf n’eut même pas le temps de sentir le flux mantrique gonfler qu’il fut soudain propulsé sur le mur avec la force d’une balle de revolver, faisant voler en éclats une table vide et deux chaises. Il gisait au sol, inconscient et les yeux révulsés, sous les regards choqués de la clientèle. Les mouvements du jeune carnelin avaient été si vifs que personne n’avait vraiment vu le coup qu’Olf avait reçu. Mais la marque du poing du carnelin encastré dans l’armure du capitaine en laissait présager la puissance. Personne dans l’assistance ne vit l’inconnu trembler de rage, les crocs serrés. Il jeta un regard noir aux deux avesers transpirants et ceux-ci attrapèrent leurs affaires comme leur ami sans attendre.

          — « Désolé monsieur... Il est toujours comme ça quand il a trop bu. On s’en va, on n’est pas des soldats nous... » bafouillèrent-ils avant de s’en aller.

          Le combattant tourna les yeux autour de la salle et fixa du regard les clients restés sans voix.

          — « Vous avez un problème ? » aboya-t-il à haute voix. « Qu’est-ce que vous attendez pour reprendre vos petites vies ? »

          Les clients s’exécutèrent pour pouvoir commenter ce qui venait de se passer et l’inconnu tourna alors son regard vers Nayle, fascinée par ce qu’elle venait de voir. Elle paraissait avoir toutes les peines du monde à se relever.

          — « Ça va tu n’as rien ? » lui demanda le carnelin avant que Gorto ne vienne l’aider.

          — « Oui... Je suis juste un peu secouée » bégaya-t-elle pour toute réponse.

          — « Il ne faut jamais attaquer quelqu’un si on ne s’attend pas à la riposte, compris ? » continua l’inconnu sur un ton sec. « Donc si c’est pour agir stupidement, mieux vaut t’abstenir. »

          Nayle eut un mouvement de recul en entendant la violence dans la voix du carnelin. Mais très vite, elle raviva sa colère et soutint son regard avec férocité, comme pour lui prouver les yeux dans les yeux qu’elle n’était pas stupide. Le carnelin soupira.

          — « Attends... » continua-t-il avant de sortir un morceau de papier de sa poche pour y griffonner quelque chose. « Si tu veux apprendre à te servir de ta force, va voir cet homme. Il t’apprendra. »

          Nayle agrippa le bout de papier et manqua de s’effondrer en se relevant. Elle n’avait plus l’énergie pour faire autre chose que fixer béatement son sauveur qui se rasseyait à sa table. Gorto s’approcha alors de lui en faisant glisser nerveusement ses doigts sur ses cornes.

          — « Vous êtes fou ? Les Égides vont vous pourrir la vie à cause de votre intervention ! »

          — « C’est justement pour ça que je t’ai dit de ne pas t’en mêler, abruti ! » grogna l’inconnu. « Maintenant, ils n’ont plus aucune raison de vous faire chier toi et ta môme. Kakchi, faut vraiment tout t’expliquer ou quoi ? »

— « Mais pourquoi vous avez fait ça ? » continua Gorto, perplexe.

— « J’ai déjà des problèmes avec eux de toute façon. Et comme je ne compte pas les laisser m’attraper, autant leur donner une bonne leçon si j’en ai l’occasion. »

          Gorto en resta bouche bée de stupeur plusieurs secondes. Alors que l’inconnu s’apprêtait à quitter la Belle Étoile, l’aubergiste se posta devant lui.

          — « J’ai besoin de ton aide... »

          — « Bordel... Franchement, t’as pas l’impression que j’en ai fait assez pour toi là ? »

          — « Des gens vont venir emmener ma fille ce soir, nous devons les repousser ! »

          — « Pas mon problème » continua le carnelin sur un ton las en se dirigeant vers la sortie.

          — « Je... Ton prix sera le mien ! »

          L’inconnu s’arrêta et, en silence, se retourna vers Gorto. Les yeux de l’aubergiste brillaient de désespoir, il semblait mûr pour céder à la moindre proposition.

          — « D’accord, je vais t’aider... »

          Le visage de Gorto passa alors de l’inquiétude à la joie extatique en un instant. Il tenta de se ruer tout bras dehors pour serrer l’inconnu contre lui, mais ce dernier esquiva l’étreinte d’un mouvement souple.

          — « ... contre mille axins ! » grogna-t-il, sur le qui-vive. « Pfff, tu ne croyais quand même pas que j’allais faire ça gratuitement non ? »

          La joie de Gorto s’évanouit alors aussi vite qu’elle était montée et son corps se raidit sous la pression. Il baissa les yeux et chercha au plus profond de lui la force nécessaire pour accepter l’exorbitante proposition du jeune homme, les dents et les poings serrés.

          — « De quoi ?! » tempêta Malika, que personne n’avait vu approcher. « Tu veux dire que tu serais prêt à aider Gorto contre de l’argent alors que tu as sauvé Nayle sans rien demander en retour il n’y a pas cinq minutes ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? »

          La question paraissait avoir fauché l’inconnu de plein fouet, au point qu’il en resta muet de stupeur quelques instants avant de se ressaisir.

          — « Non, mais de quoi je me mêle là ? » gronda-t-il. « J’ai encore le droit de décider seul contre quoi je vais monnayer mes services. Pour qui tu te prends pour venir me faire la leçon ? En plus, mille axins ce n’est pas cher payé si on compte que je me suis déjà mis les Égides au cul pendant deux bons mois pour lui. »

          — « Tu ne vois pas que Gorto n’a pas les moyens de te payer ou quoi ?! Alors pourquoi tu ne partages pas simplement tes services ? Je suis sûre qu’il t’aiderait du mieux qu’il peut en retour, mais tu te bornes à demander de l’argent. L’argent, ça ne sert à rien si tout le monde s’entraide sans arrière-pensées ! »

          — « Kakchi, de quel bled paumé tu viens toi ? Tu n’es pas ybris, tu n’es sans doute même pas de l’Axode et tu viens me prêcher ta morale hypocrite comme si elle était universelle ? Tout le monde sait bien que c’est l’argent qui fait tourner cette ville et moi aussi je dois gagner mon pain ! Alors tes pauvres fantasmes d’entraide et de partage, tu peux te les... »

          — « Ce n’est pas des fantasmes ! » tempêta Malika. « Et ce n’est pas parce que je ne suis pas d’ici que ce que je dis n’a pas de sens ! Si tu n’es pas capable d’aider Gorto et Nayle juste parce qu’ils ont besoin d’aide, alors tu ne vaudras pas mieux qu’un animal ! »

          L’inconnu entra dans une rage telle que de légers flux mantriques gonflèrent autour d’eux, au point que de nombreux clients s’apprêtèrent à se jeter sous leur table de peur de prendre un mauvais coup. Mais Malika le fixa d’un regard si intense que celui-ci ne parvint pas à le soutenir sans sentir son mental plier petit à petit.

          — « Bon... » grommela-t-il à Gorto après s’être calmé autant qu’il put. « Que me proposes-tu en échange de mon aide ? »

          — « Euh, je pense pouvoir t’offrir une chambre permanente et des repas gratuits » répondit-il après avoir percuté qu’on lui avait posé une question.

          — « Alors d’accord, j’accepte... » continua l’inconnu en ronchonnant après un court instant de réflexion.

          Gorto voulut alors se jeter sur l’inconnu pour le remercier à sa façon. Mais il préféra se raviser lorsqu’il repensa à sa dernière tentative et se contenta de prendre Nayle dans ses bras en lui murmurant des mots d’espoir à l’oreille. Malika arbora un large sourire satisfait et tendit sa main vers l’inconnu qui crut un instant qu’elle allait lui taper dessus.

          — « Puisque nous allons travailler ensemble, autant nous présenter » dit-elle pleine d’entrain.

          — « Comment ça, on va travailler ensemble ? »

          — « Ça te pose un problème ? »

          — « Eh ben ça promet... » souffla-t-il.

          — « Je m’appelle Malika, et toi ? »

          — « Dieritz... » répondit-il sur la défensive avant de tendre mollement sa main.

          — « Enchantée de te connaitre Dieritz ! » continua Malika en entamant la poignée de main la plus vigoureuse que Dieritz ait jamais connue. « Je comprends que tu aies été en colère contre ce type, c’était quelqu’un d’horrible. Mais je ne crois quand même pas que c’était une bonne idée de le frapper si fort. »

          — « Eh, il avait qu’à ne pas se comporter comme un tyran ! »

          — « Peut-être, mais il y a toujours d’autres solutions que la violence ! »

          — « Ah oui ? Lesquelles ? » ricana Dieritz.

          — « Discuter déjà, ç’aurait été un bon début ! »

          Il soupira en roulant des yeux tandis que Malika s’en retournait à sa place en souriant avant de pointer son nouvel allié de fortune du doigt.

          — « Ah autre chose, maintenant il va falloir arrêter de tutoyer Gorto » dit-elle sur un ton espiègle. « C’est très malpoli de tutoyer ses ainés et tu le sais ! »

          Estomaqué par ce dernier uppercut, Dieritz resta interdit, bouche bée, à fixer la demoiselle les yeux ronds et le sourcil tremblant.

          — « Mais... Je suis aussi ton ainé... » réussit-il à baragouiner entre ses moustaches avant de soupirer de dépit.

 

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